Souvent, j’entends “ah, le vélo, je m’y mettrais bien, mais avec mon trajet je ne pourrais pas”. Eh bien j’ai essayé, et ça roule plutôt très bien.
Depuis deux ans, j’habite à 60 km de Paris, en province. Et je travaille à Paris. Là où je suis, ce n’est même plus l’Ile de France, c’est même la forêt. Hors de question de faire 60 km en vélo, et la gare la plus proche est à 7 km. De quoi en rebuter plus d’un, et d’ailleurs mes voisins vont bosser en voiture.
Pour ma part, c’est toujours le vélo: 7 km à travers forêt et agglomérations, puis TER pour arriver sur Paris, et le reste du trajet sur Paris et/ou sa banlieue.
Sachant que le trajet de 7 km me prend 17 minutes en vélo et 10 minutes en voiture, je perds 5x7x2 minutes=1h10 par semaine. Mais je n’ai pas besoin d’aller faire du sport le week-end, donc le temps est rattrapé. Et je me fais plaisir. Sans compter l’économie financière: parking à la gare, et coût de l’utilisation du véhicule.
Et le train? Je mets mon vélo dans le train, c’est autorisé. Je mettais le grand, mais histoire de ne pas rester sur le quai quand le train est bondé, j’ai pris un vélo électrique pliant. Parfois aussi je laisse le vélo à la gare.
Et la pluie? Pas de problème.
Et le froid? Pas de problème non plus: ça prend exactement le même temps pour me chauffer en vélo que pour avoir de l’air chaud qui sort de la voiture quand il fait froid.
Et la neige? J’ai roulé sur neige dans des conditions difficiles (certaines parties non déneigées). C’est toujours passé. Sauf un soir où le sol était verglacé, je l’ai vu, j’ai quand même tourné dessus, et je suis tombé. De ma propre hauteur et lentement, pas de dégât.
Et le danger? Pour rappel, je me déplace en vélo électrique depuis 2005, et n’ai heureusement à déplorer aucun accident. Mais je suis prudent.
Bref, aller travailler en vélo, c’est surtout une question de volonté. Mais entre nous, ce n’est pour moi pas l’effort que ça semble être pour certains: j’adore!